C'est un peu angoissant parfois.
Parce qu'au début je pouvais compter sur l'anonymat pour raconter tout ce qui me passait par la tête.
Maintenant, ce n'est plus possible.
Je vous dis pas le nombre de billets qui dorment dans les brouillons.
Hier j'ai écris un billet criant de vérité. La mienne. Ma façon de voir les choses concernant une situation.
J'étais plutôt en colère, et je le suis encore.
Mais je ne vivais pas bien avec l'idée d'avoir étaler cette histoire publiquement. Et quand on déverse un trop-plein, on est corrosif.
Je pensais à la personne concernée et m'imaginais ce qu'elle pourrait ressentir si elle apprenait d'une quelconque façon que j'avais parlé d'elle "publiquement".
De choses que je n'ai pas envie de lui en pleine face de peur de déclencher un hécatombe et je ne la sens pas prête à voir le monde "irréel" dans lequel elle s'est enfermée s'écrouler de toute part.
Parce-que j'ai déclenché un processus, qui, je le sais, fera s'écrouler les fondations de ses idéaux. Et je préfère qu'elle ne me croit pas l'auteure de la mise en place de ces interventions.
Pas que je n'assume pas la décision que j'ai prise. Au contraire, j'aimerais bien vider mon sac. Mais la personne se sentirait attaquée de toutes parts.
Aussi, je veux que la personne ait le choix de venir m'en parler ouvertement, ou bien de se taire pour ne pas perdre la face. Je lui offre l'option de ne pas admettre ses torts devant moi.
Parce qu'au fond la situation lui fait plus de mal à elle qu'à moi. Et le travail doit se faire de son côté, peu importe les moyens employés et à partir de là, je n'ai plus à m'en mêler.... sauf si le problème persiste et que mes filles s'en ressentent.
Mon seul travail est d'agir dans l'intérêt de mes enfants et qu'elles sachent qu'elles peuvent compter sur moi pour prendre action quand la situation le commande.
Et vous savez quoi? Je crois que je fais bien les choses.
Hier, j'ai eu de très bons commentaires sur l'attitude responsable et mature de Juliette. Je pense que, si tu sens que tes parents sont derrière toi, qu'ils te soutiendront dans tes démarches pour te faire respecter dans tes choix et dans tes différences, qu'ils te poussent à te dépasser et ne pas craindre l'échec, tu gagnes une confiance en soi inébranlable. Une confiance en soi qui ne se construit pas dans le regard des autres et qui ne tire pas sa source de l'approbation, de l'admiration. Une confiance qui irradie de l'intérieur. Qui fait que les gens sont portés vers toi et qui force le respect d'une manière intangible.
Je parle de confiance en soi, car le noeud du problème présentement, celui que j'exposais hier, provient d'un manque de confiance en la vie. Et cette anxiété de vivre se traduire par la recherche constante de support et de béquilles. Évidement, l'idée de s'accrocher coûte que coûte à une personne qui irradie la joie de vivre et de s'alimenter de son énergie, de s'habiller de sa lumière, est plus que tentante. Mais cette vie parasitaire n'est que néfaste, pour le parasite comme pour son hôte.
Je protège l'hôte... pour qu'elle puisse redevenir un enfant libre comme les autres. Point.
Que d'intensité, de si bonne heure!
5 ami(e)s sont passés:
J'ai aussi des tonnes de billets qui « sommeillent », des trop-pleins, des non-dits, des censures, car j'ai souvent peur des réactions de certains lecteurs qui font partie de ma vie, de mon quotidien.
Je te souhaite de régler ce conflit dans le meilleur intérêt de tes trois amours.
Bonne, heureuse et intense journée! :)
Je comprends pourquoi quand je suis allée lire ton billet, il n'était plus disponible...
Étrangement, je constate que les personnes les plus proches ne sont pas celles qui me lisent.
Mais, j'essaye aussi d'avoir un certain filtre. Pas toujours facile.
Peu importe, je te souhaite que cette situation cesse, la jalousie, c'est jamais bon.
Ouf j'ai cru que tu nous annonçais la fin de ton blog! J'ai eu peur! J'aime tellement lire votre quotidien :)
C'est très respectueux par contre ce que tu as fait!
C'est claire qu'on ne peut pas tout dire sur notre blog. Faut souvent mettre des gants blancs. J'ai effacé quelques posts moi, en me disant que je pouvais pas publier ça. Un peu dommage de se censurer
La beauté d'un blog anonyme est de pouvoir cracher son venin jusqu'à plus soif sans jamais blesser les gens concernés. Écrire et discuter de ce qui nous fâche, aide souvent à départager les faits réels des perceptions personnelles. J'aime bien régler les conflits en ne m'appuyant que sur des faits et non sur mes sentiments.
Parce que des sentiments, des états d'esprit ça évolue avec le temps.
J'aime mieux me retirer quelques temps, question d'y voir clair et de revoir la personne avec des yeux neufs et la colère passée.
Et je garde toujours à l'esprit, que je garde ce blog ouvert depuis si longtemps, que c'est pour mes filles. Je trouve que ça va faire un très bel album souvenirs.
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